samedi 20 octobre 2007

Crash base de données

Bonjour,

Suite à des manipulations hasardeuses, la base de donnée du blog de

"La ferme aux professeurs" a été déctruite et je l'ai restaurée à partir d'une ancienne sauvegarde. Malheureusement, plusieurs postes et commentaires sont parties aux oubliettes du web.

Ca m'apprendra à bricoler mes bases mysql avant 7h30 du matin. Mais je m'excuse surtout devant les contributeurs de ce blog.

dimanche 3 décembre 2006

This is the end

Les habitués s'en doutent depuis longtemps, les nouveaux venus le devinent sans peine : le blog de "La ferme aux professeurs" est à présent terminé. Je n'y posterai plus de nouveaux messages.

Contrairement à ce que j'avais annoncé quand je l'ai mis en place, il y a environ un an, je ne vais pas l'effacer. Pourquoi ? Simplement parce qu'il a été le lieu de messages et d'échanges qui peuvent encore servir. En plus de mon témoignage, beaucoup d'entre vous ont fait part de leurs expériences. Ces récits ont été utiles à de nombreux jeunes profs désarçonnés par les absurdités iufmesques. Au travers des hasards de la grande toile, plusieurs pourront encore y glaner quelques graines d'espoir ou de consolation.

L'aventure de "La ferme aux professeurs" est terminée. Le livre n'a pas été un best seller mais il s'est convenablement vendu. Et je suis passé à autre chose. Du point de vue littéraire, je me consacre à présent à la fiction et aux spécificités de l'écriture sur le web. Du point de vue politique et citoyen, je n'estime pas être le mieux placé pour continuer le combat contre la vaste et absurde machine à broyer des vocations qu'est l'IUFM : que les enseignants, les universitaires et autres salariés de l'Education Nationale qui sont conscients des enjeux réels de leur métier ne désarment pas. Et puissent mon livre et ce site leur fournir quelques munitions - ou au moins les faire rire.

Ce site m'a permis de vivre des échanges humains très intenses, via le blog ou par échange de mails. J'ai renoué contact avec des personnes que j'avais perdues de vue depuis des années. Et j'ai fait quelques très belles rencontres, qui se reconnaitront même si la plupart sont restées virtuelles. Avec une réelle émotion, je souhaite les remercier. J'espère, je pense que nous nous reverrons.

Je conclue en répétant le message qui est, je l'espère, la colonne vertébrale de "La ferme aux professeurs" : quelles que soient les pressions, les injustices et les absurdités qu'on vous fait subir, ne doutez jamais que vous avez en vous la force et les capacités pour réagir et rebondir. Ca vaut pour les enseignants stagiaires en proie aux débilités de l'IUFM. Ca vaut aussi pour tout salarié victime de harcèlement. En fait, ça vaut pour pas mal de choses...

Au revoir

mardi 5 septembre 2006

Un petit mot...

... pour vous avertir et m'excuser. Je pars en voyage en Chine et ce blog que je néglige bien trop depuis des semaines risque de rester en jachère encore un moment.

Pourtant, c'est la rentrée scolaire. Les IUFMs accueillent une nouvelle génération de stagiaires. Entendront-ils parler de "La ferme aux professeurs" et de ce blog ? Rien n'est sûr...

Je termine cette note rapide sur une excellente nouvelle : Le tribunal administratif de la Réunion a suspendu le licenciement de William Leperlier, le stagiaire CPE dont je parlais dans le précédent post. William s'est battu contre plus fort que lui et a gagné. Que son exemple serve à d'autres.

mercredi 9 août 2006

Un stagiaire CPE licencié

L'IUFM a encore frappé fort et cette fois sur William Leperlier, un stagiaire CPE de l'île de la Réunion. Muté dans un des établissements les plus durs de son académie où il a dû ceinturer un élève qui tabassait un professeur, privé de tuteur pendant plusieurs semaines, il s'est fait dégager sans que le syndicat pour lequel il a cotisé pendant 6 ans bouge le petit doigt. Sa faute ? Avoir manqué trop de formations IUFM pour cause de... chikungunya. Une excuse jugée légère malgré ses certificats médicaux.

Pour en savoir plus, lisez son blog : http://ilereunionambition.over-blog.com

lundi 10 juillet 2006

Deux nouveaux liens

La BD de Sensei return : http://perillat.sensei.free.fr/scolaire.htm

La nouvelle adresse de l'indispensable Spider Prof : http://spiderprof-o-kol.skyblog.com/

Bonne lecture à tous !

jeudi 15 juin 2006

Je cède la parole...

A la demande du principal intéressé, je supprime le contenu de ce message.

mardi 6 juin 2006

17 juin, signature au salon du livre libertaire

Je serai sur le stand des Editions de Paris lors du salon du livre libertaire qui se tiendra les 17 et 18 juin. Je signerai le samedi 17, de 16 Ã 18 heures.

Le salon a lieu à l’Espace Condorcet de la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette à Paris, métro Porte de la Villette ou Porte de Pantin. L'entrée est libre

Si des habitués de ce blog passent dans le coin, ça sera l'occasion de boire un verre et de discuter... de vive voix, cette fois ci.

vendredi 19 mai 2006

Affaire Brighelli

Une bonne semaine après les évènements, il est possible de les examiner à froid et d'en tirer deux ou trois conclusions utiles.

Résumé des évènements : le 11 mai, Brighelli est débarqué du jury du Capes, sous la pression des pédagos de l'IUFM. Son caractère est bien connu, il riposte immédiatement sur son blog, puis par voie de presse. Le 13, il est réintégré. Victoire éclair en deux jours.

Alors bien sûr, les stagiaires IUFM n'ont généralement pas le même potentiel médiatique que l'auteur de "La Fabrique du Crétin" et il leur est bien plus compliqué de faire pression sur l'Inspection Générale. Mais il n'empêche : une résistance acharnée est souvent payante. Evidemment il faut avoir à la fois la personnalité et la motivation...

C'est un choix. A l'époque, j'ai opté pour la solution inverse et j'ai jeté l'éponge, ce que je ne regrette absolumment pas. Mais que ceux qui veulent devenir enseignants et auxquels l'IUFM s'oppose n'oublient pas cela : ils ont la possibilité de se battre. Très souvent, en cas d'ajournement, les vices de forme sont nombreux : il est alors possible d'avoir recours à la voie juridique. Simplement, pour espérer vaincre, il leur faudra une volonté d'acier et dix fois plus d'énergie que pour passer le CAPES ou l'Agreg...

dimanche 30 avril 2006

De retour...

De retour de vacances je découvre à la fois le froid parisien et un article fort offensif de Luc Cedelle du Monde de l'Education contre "La ferme aux professeurs". Dieu merci, ni l'un ni l'autre n'ont gâché ma bonne humeur.

Luc Cedelle s'est procuré mon mémoire professionnel et remarque qu'un certain nombre d'expressions caricaturales que j'ai employées dans "La ferme aux professeurs" sont absentes du mémoire. C'est vrai : j'ai toujours dit que je me conservais une liberté littéraire dans un objectif comique...sans trahir la réalité des évènements. Et la réalité de ce mémoire est bien que je l'ai expédié en trois jours, au cours d'un marathon d'écriture automatique dont je garde un excellent souvenir, et qu'il s'agit d'un amoncellement de paraphrases de copies d'élèves mâtiné de langue de bois et de bons sentiments. Il paraît également que je fais désormais partie de l'arsenal anti-IUFM. Si c'est vrai, rien ne saurait me faire plus plaisir.

Le reste de l'article de Luc Cedelle est plutôt marrant : comme il s'agit en gros de pourfendre les affreux contempteurs de l'IUFM, place est faite à toute une série de success stories où jeunes et moins jeunes enseignants ne tarissent pas d'éloges à l'égard de l'institution. A le lire, j'ai presque envie de retourner à l'IUFM de Gravelines pour participer à l'intense pétillement intellectuel et culturel qui semble caractériser ces établissements. Et si, finalement, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

lundi 10 avril 2006

Vacances

Depuis quelques semaines mon activité professionnelle m'empêche de consacrer autant de temps qu'il le faudrait à ce blog. Mais pour les semaines à venir, c'est ma non-activité qui sera la vraie cause de mon silence. Je m'envole vers d'autres tropiques et vous donne rendez-vous en mai.

mercredi 22 mars 2006

Roman épistolaire par blog

Je vais vous parler d’un projet littéraire que j’ai en tête depuis un moment et auquel je vais désormais consacrer la majeure partie de mon temps libre. L’objectif sera de mêler les formes électroniques et papier, l’édition classique et l’édition web.

J’ai l’intention d’écrire un roman épistolaire par blog. La question littéraire qui me passionne le plus est celle du point de vue. Et à ce niveau les blogs sont un terrain d’exercice particulièrement intéressant.

Ne parlons que des blogs de qualité (je n’ai pas spécialement envie de perdre mon temps avec le langage sms) et jetons un œil à leurs différentes formes. Ils sont tour à tour revendicatifs, intimistes, poétiques, narratifs. Certains écrivent la vérité et que la vérité (croient-ils). D’autres penchent vers l’autofiction ou, carrément, s’inventent un personnage et tentent le plus longtemps et le mieux possible de tromper leurs lecteurs.

Tel blogueur qui n’écrit que de courts textes laconiques sur son journal électronique se montrera étonnamment dissert dans les commentaires qu’il postera sur les blogs de ses contacts – et inversement.

Une première scène (je ne sais pas si je l’utiliserai dans mon livre, mais ça sera mon premier travail de défrichage) : cinq blogueurs participent à une même soirée. Chacun la raconte avec son style particulier et, surtout, son ressenti personnel. Ensuite chacun commente le blog du voisin – en fonction de ce qu’il a lu, bien sûr, mais aussi de ses rapports avec la personne et de la façon dont il souhaite être perçu des autres.

Ajoutons à ça la possibilité d’inclure images, sons et vidéos.

Une question, alors : quelle place conserve notre bon vieux livre monolithique dans cette histoire ? Pourquoi, en gros, s’encombrer d’édition papier alors que, pour ce projet, l’écriture web est infiniment plus riche ?

Tout simplement parce que l’édition papier donnera un sens, un ordre dans le chaos des posts, des commentaires et des hyperliens. L’ossature dramatique et narrative sera assurée par le livre qui a un début, une fin et une trame linéaire. Le web sera la matière foisonnante, la liberté pour l’internaute de se promener de lien en lien. Le papier, ça sera des choix, une sélection, une organisation.

On trouvera beaucoup plus de contenu sur le web que sur le papier. Si un lecteur du livre s’intéresse à un personnage en particulier, il pourra continuer à l’explorer sur le web. De cette façon les deux médias seront complémentaires tout en étant, finalement, relativement indépendants l’un de l’autre.

Voilà . Je pense que le projet est bon. Maintenant je ne sais pas si j’ai la carrure pour le mener à bien. Nous verrons. A partir d’aujourd’hui, je me donne deux ans. Si vous avez des idées, des réactions, des sites à me conseiller, surtout, n’hésitez pas.

mardi 14 mars 2006

Sur le web (2)

Après « Les chroniques d’un RMIste ordinaire en milieu urbain » et le très célèbre Frantico, je vous recommande « Les jours ouvrables (caricatures de la profette) », le BD blog de Sophie. Attention, ce site peut heurter certaines sensibilités…

lundi 6 mars 2006

Sur le web

Dans la lignée du précédent post, je vous recommande d'aller visiter ce blog : Chronique d'un RMIste ordinaire en milieu urbain . Pour avoir connu une assez longue période de galère après l'IUFM, ce site me touche particulièrement.

L'auteur de ce blog a décidé de l'interrompre, pour des raisons qu’il explique. J'espère qu'il reviendra sur sa décision mais supposons qu'il n'en soit rien. Se posent plusieurs questions que je juge assez importantes du point de vue littéraire : un blog terminé est il un livre électronique ? Dans quel ordre faut il lire les textes qui y sont postés ? Du début à la fin ou de la fin au début ? En cliquant sur les liens et les commentaires ? Qu’en pensez vous et, surtout, quelle est votre pratique ?

Je compte mener un projet littéraire en relation avec les problématiques de la lecture sur le web. Je vous le détaillerai prochainement.

Sur ce, bon début de semaine à tous.

vendredi 24 février 2006

Vie professionnelle

Après avoir été dégagé par l’IUFM, j’ai connu plusieurs mois de galère et de chômage. Aussi, je garde comme un souvenir particulièrement précieux mon premier emploi post Educ Nat.

C’était un CDD de trois mois d’animateur de Tchat, chez Zonejeux.com, une start up de jeux vidéo en ligne. Je travaillais essentiellement le week end et en soirée. Mon boulot consistait à cadrer cette vaste communauté d’adolescents joueurs, à assurer une vague présence adulte et virtuelle. Je calmais les excités en les rendant muets d’un simple clic ou en les faisant disparaître pour une heure quand ils étaient trop soûlants. La gestion d’un Tchat est incomparablement plus simple que celle d’une classe…

J’étais payé (pas énormément, mais bon…) pour papoter par clavier interposé avec des gamins fatigués pendant cinq minutes de se massacrer sur Counter Strike. Parfois, je gérais des concours et faisais gagner des Tee Shirt. C’étaient les derniers feux de l’âge d’or des start-ups, l’époque où ces entreprises, farcies d’un pognon qu’elles avaient récupéré par levées de fonds, dépensaient des fortunes sans compter avec un amateurisme bon enfant. Inutile de dire que des emplois aussi fabuleusement inutiles que celui que j’occupais n’existent plus.

Et c’est dommage car j’y ai passé un bon moment. Comme je travaillais le week end et en soirée, j’étais généralement seul et tranquille dans les vastes locaux de Zonejeux. Les habitués du Tchat ont vite appris que j’étais ancien prof de français. Après un petit temps de perplexité (mon profil tranchait nettement avec celui des autres animateurs…) ils ont compris le parti qu’ils pouvaient tirer de la situation. Je faisais leurs devoirs de français et de latin, en direct live sur le Tchat. Après tout, j’étais payé pour animer. Que les enseignants qui lisent ce post me pardonnent…

J’avais pris le pseudo de Zonejeux_Joe. En référence à Joe Dalton. Quand on me demandait pourquoi, je répondais invariablement : « Parce que je suis laid, bête et méchant. ». J’ai très vite acquis une sacrée réputation.

En tant que manitou désincarné et quasi vieillard de 25 ans, j’étais forcément un puit de sagesse et d’expérience auquel les jeunes habitués de Zonejeux venaient s’abreuver. Je leur expliquais la vie. Je gérais le courrier du cœur.

Une internaute : dis joe nico é fred vlent sortir avc moa mé je sé pas ki choasir :o((((
Moi : Tu préfères lequel ?
Elle : bin nico ;o)))))))) lol mdr
Moi : Bon, et bien sors avec Nicolas.
Elle : Té sur
Moi : Oui, absolument certain.
Elle : Dac mrci :o)))
Moi : De rien…

Il y a eu de purs moments de bravoure. Un jour, alors que je venais de prendre mon service, mon chef est venu me voir :

Lui : François, il faut qu’on discute, on a un petit problème…
Moi (sur la défensive car encore passablement traumatisé par mademoiselle Q) : Ah ?
Lui (Cool, rassurant, mais ferme tout de même) : Oui, vois tu, tu ne joues pas assez pendant tes heures de bureau. Dans deux semaines commence le tournoi « Unreal ». T’en fais pas, on te demande pas d’être au top, bien sûr, ça serait impossible. Mais en tant qu’animateur, tu dois savoir te débrouiller…

J’ai suivi mon chef dans son bureau. Pendant trois heures, il m’a briefé sur le maniement du jeu (« vise la tête » « Attention au mur quand tu as le lance-roquette » « la trousse de soins, là , elle te redonne des points de vie »). C’était ma première formation professionnelle post IUFM. Celle là , elle m’a servi. Elle me sert encore.

C’était une sacrément bonne planque. Mais quand, au bout de trois mois on m’a proposé un CDI, j’ai préféré aller voguer vers d’autres aventures. Il fallait quand même que je construise un projet professionnel un peu plus solide. Et puis, ça sentait la fin. Six mois après mon départ, le poste d’animateur de Tchat a été supprimé. Six mois encore après, c’est toute la boîte qui a coulé (elle a ressuscité, depuis). Les deux minces bandeaux de publicité de la frame du haut ne suffisaient définitivement pas à faire vivre quarante employés.

Mais c’était une très bonne expérience qui m’a permis de dédramatiser le monde du travail. Et, surtout, de confirmer la passion que je sentais naître en moi pour internet. Aujourd’hui, je travaille toujours dans ce secteur…

Et vous, hors Education Nationale, avez-vous eu des expériences professionnelles marquantes ou atypiques ?

mardi 21 février 2006

L'école des savoirs

J'ai été interviewé hier lors de l'émission "L'école des savoirs", sur RFI. A vous, lecteurs de mon blog, je n'hésite pas à le dire : ma prestation radiophonique a été plutôt de médiocre qualité.

Je n'ai aucune difficulté à expliquer et défendre les tenants et les aboutissants de "La ferme aux professeurs", ni à l'écrit, ni à l'oral, et même devant des gens clairement acquis à la cause adverse. Mais le format de l'émission radio, sa rapidité ajoutée au stress du direct, m'ont passablement troublé. Assez souvent, j'ai cherché mes mots, voire bafouillé.

Je ne suis pas parvenu à rendre compte de l'humour qui est la caractéristique principale de mon livre. Et, comme j'avais peur de paraître arrogant (genre : "j'ai écrit un livre, alors, maintenant, je vais tout vous expliquer sur l'Education Nationale..."), j'ai clairement manqué de pugnacité contre l'IUFM. Ce qui était, mine de rien, le sujet de l'émission.

Heureusement, la journaliste, Emmanuelle Bastide, a apprécié mon bouquin et a insisté sur le fait qu'elle avait beaucoup ri en le lisant. Elle a expliqué ce que sont les IUFMs et pourquoi il est impossible de les réformer alors que l'immense majorité des enseignants en sont plus que mécontents. Elle a fait mon boulot, en quelque sorte...

Ceci dit, je relativise cette déconvenue. La valeur d'un livre est en lui, pas dans la façon de le présenter. L'important est que les gens en entendent parler. Ensuite, libre à eux de se faire une opinion en allant le feuilleter en librairie ou en jetant un oeil sur ce site.